Toujours Finkielkraut….

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cette réflexion du philosophe, au centre d’ attaques plus ou moins nauséabondes de la part de différentes communautés françaises, puisque la france se résume maintenant à cela…

" Ne vous demandez pas quelle terre nous allons laisser à nos enfants, mais quels enfants nous allons laisser à cette terre."

Tout est dit!

Saluons aussi la joute oratoire entre Géronte d’ Allauch et Marcus Von Brown ( qui n’a pas trop eu le courage de laisser son adresse mail….que je vous livre, si ça vous tente: mvb@hotmail.com). Tu n’ as pas fait la poids, mon pauvre Marcus, mais je salue quand même ton passage sur ce site.

Enfin je vous souhaite à tous (amis blogeurs: Marat, Prince Taliesin et visiteurs) de passer de bonnes fêtes. A trés bientôt….

lenonce

Ce qu’ Azouz Begag ne nous dit pas en face…

…mais qu’ il répéte à l’ envi dans Respect magazine. Celui-ci a pour partenaires (comprenez financeurs…) le ministère de la justice et le FASILD (Fonds d’ Action et de Soutien pour l’ Intégration et la lutte contre les Discriminations: établissement public à caractère administratif: vous saviez pas que ça existait, moi non plus!), dont le slogan est: "décoloniser nos imaginaires" et la promotion faite sur le site de Planete DZ, site dédié à la culture algérienne.

Notre cher ministre s’ exprime ainsi:

" ….Je suis allé voir, il y a trois ans, plus d’une centaine d’individus issus des quartiers, qui avaient réussi socialement, avec une question en tête : faut-il en sortir pour s’en sortir, faut-il s’extraire du quartier, du groupe originel, pour trouver ses marques dans la société ? Et bien oui, il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… C’est risqué, parce qu’on s’en prend plein la gueule, surtout lorsqu’on est basané…"

Comme je ne veux pas être accusé de sortir cette phrase de son contexte, je vous invite à aller lire cet article sur le site afrik.com, site africain aux forums violemment anti-blancs! (http://www.afrik.com/article9161.html).

Dans ce même article, cet homme cultivé cite….Jamel Debbouze, ce nouveau héros national, qui s’en est allé récemment évangéliser les cités (le terme évangéliser est peut-être mal choisi…) pour que les jeunes s’ inscrivent sur les listes électorales. Belle référence, monsieur le Ministre, pas du tout démagogue!

J’ ai déjà entendu Mr Begag, avant qu’ il ne soit ministre, à l’ occasion de chroniques estivales sur France Culture. Une certaine fois, il évoquait avec beaucoup d’ émotion, sa rencontre avec un des anciens soutiens français du FLN, je crois que c’ était Henri Alleg. Ceux-là même qui cautionnaient la pose de bombes dans les lieux publics d’ Alger, arrachant les membres de civils innocents, voire participaient au financement de ces attentats (les fameux porteurs de valise du FLN).

Voilà une partie du personnage, qui, et c’est tout à son honneur, ne veut pas être l’ alibic du gouvernement.

Signé: Vercingétorix, alias lenonce!

Petit précis de décadence

1° Faire que ce qui a été ne soit plus: c’ est à dire, abandonner  au fil des années toutes les valeurs qui ont fondé la nation. Vaste travail qui vise tour à tour la justice, l’ éducation et l’ armée. Je laisse à chacun le soin de trouver des exemples: de l’ impunité du mineur-délinquant à la suppression du service national.

Cette première phase s’ achève avec succés quand l’ hymne national est sifflé dans les stades et que le seul nom de patrie sonne comme un gros mot.

Modifier de façon plus ou moins profonde ce qui a été: on empêche ainsi les éventuels nostagiques d’ une époque révolue de se raccrocher au passé, ou d’ utiliser ce même passé pour éduquer les enfants.

Pour cela tous les moyens sont bons: l’ insulte, la calomnie, le mensonge, voire la loi. Se référer au livre de Ribbe sur Napoléon, ou au débat sur les côtés positifs de la colonisation.

3° Imposer quelquechose qui n’ aurait jamais du être: le moment est alors venu de gauler le fruit pourrissant de ce qui fût une grande nation.

La nature ayant horreur du vide laissé par les phases 1 et 2, il ne reste qu’ à se livrer, demi-dénudé et jambes écartées aux nouveaux prophètes: au choix, Jean-Marie Le Pen ou Tarik Ramadan.

CQFD

DDV a la mémoire courte !

Un trés beau livre sur Sainte Hélène vient de sortir, avec plus de 700 photos, sous la direction de Bernard Chevallier, Thierry Lentz et Michel Martineau, publié chez Fayard. Celui-ci est préfacé par …. Dominique de Villepin, qui, récemment, semblait avoir oublié jusqu’ au nom de Napoléon !

Pourtant le titre exact du livre est: Ste Héléne, île de mémoire. Ca ne s’invente pas…

Alexandre le Grand!

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J’ai eu, avant-hier soir, l’ immense plaisir et privilège de rencontrer Alexandre Adler. Dans les suites de " l’ affaire Finkielkraut ", voici sa réponse à une attaque du nouvel obs, un peu longue à lire, mais qui est un pur chef d’ oeuvre:

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Néoréacs contre néocons

La chronique d’Alexandre Adler

[08 décembre 2005]

J’appartiens, en très bonne compagnie (Hélène Carrère d’Encausse, Alain Finkielkraut, André Glucksmann…), selon notre confrère Le Nouvel Observateur, à une nouvelle famille d’esprits, «les néoréacs». Pour paraphraser le Shakespeare de Jules César : «Si tel était le cas, ce serait une lourde faute et lourdement devrons-nous en répondre un jour.» Au-delà de toute polémique, j’ai essayé de comprendre ce que cette nouvelle épithète pouvait bien signifier aujourd’hui. Et voici la réponse : un néoréac n’est néo que parce que la forme de réaction qu’il incarne est nouvelle, tout autant que le progressisme qu’il combat s’appuie sur un paradigme non moins nouveau.

J’ai donc essayé de résumer les directions stratégiques du néoprogressisme. J’en vois six.

1) Le nouveau progressisme est d’abord écologique. Il considère l’avenir même de la Terre comme menacé et prône coûte que coûte le ralentissement de l’actuelle croissance génératrice de catastrophes. A cet égard, il se défie considérablement de la science, des OGM qui empoisonnent les cultures aux nanotechnologies qui pourraient permettre un jour le contrôle du cerveau humain. Contre le réchauffement planétaire, il prône la frugalité franciscaine, évidemment nouvelle.


2) Le néoprogressisme est un antimondialisme. De même qu’Adam Smith en son temps avait révélé le paradoxe du caractère bénéfique de l’étroitesse égoïste et épargnante du consommateur individuel, laquelle en favorisant la concurrence provoquait un enrichissement général ; de même, aujourd’hui, les manifestants casseurs qui accompagnent les réunions du G 8, les grévistes qui refusent les délocalisations et les protectionnistes qui passent des incendies de pneus au rétablissement des barrières douanières, finissent par apporter du bien et du vrai en ralentissant le processus de libéralisation des échanges qui n’est pas soutenable pour nos économies, encore moins pour nos sociétés. Il faut reprendre en main, là aussi pour le ralentir, le processus d’unification de l’Europe, et au sein de celle-ci favoriser un protectionnisme continental contre les Etats-Unis et la Chine. Le néoprotectionnisme veut dissocier le triptyque salaire-emploi-productivité en montrant qu’il existe d’autres manières de produire, génératrices d’emploi (les 35 heures) et d’autres sources du salaire que l’augmentation de la productivité : la hausse des impôts, moyen imparable d’une authentique redistribution sociale.


3) Le néoprogressisme tient les Etats-Unis pour l’ennemi de la planète. Parce que les Etats-Unis sont le centre névralgique de la mondialisation productiviste, ils détruisent les sociétés qui leur résistent tout autant que la biodiversité. Comme toute équation peut se lire dans les deux sens, il en résulte qu’aucun adversaire des Etats-Unis ne peut être résolument mauvais : certains tels que le Vénézuélien Chavez, le Zimbabwéen Mugabe ou certains mollahs iraniens présentent encore quelques rugosités parfois gênantes. Mais l’essence de leur combat produit les mêmes effets progressistes à terme que la résistance au changement de toutes les forces organisées de l’hémisphère Nord. Un seul régime issu du tiers-monde révolutionnaire est intégralement pervers, c’est celui de la Chine qui imite notre productivisme et notre indifférence aux véritables damnés de la terre.


4) Le néoprogressisme condamne aussi bien sûr les alliés des Etats-Unis qui sont soit les relais de leur système social (l’Angleterre), soit les piliers de leur ordre stratégique (Israël ou le Japon). Il se méfie évidemment de lobbies mondialistes qui veulent dicter une politique mondialiste excessive à la France. Si les lobbies anglais et japonais sont surtout économiques, le lobby israélien s’appuie sur une forme nouvelle de communautarisme qui fait des communautés juives et des juifs favorables au sionisme un groupe totalement acquis au phénomène néoréac, et donc à ce titre objet d’une suspicion très particulière. Les bons juifs sont évidemment les juifs antisionistes comme l’étaient pendant l’affaire Dreyfus les Israélites qui choisissaient le baptême.


5) et 6) Il résulte enfin de toutes ces considérations que la planète sera sauvée par la révolte des damnés de la terre, cette fraction du Sud qui, abandonnée de la mondialisation, développe de Porto Alegre à Pyongyang et jusqu’au coeur de nos banlieues un Grand Refus qui a pris la place du combat aujourd’hui éteint du prolétariat des métropoles. Bien sûr un nouvel islam politique est amené à y jouer un rôle croissant, à l’instar de ce qui s’est produit déjà aux Etats-Unis avec l’islam afro-américain prosélyte de Farrakhan. Il est grand temps, pour les Européens en particulier, de tendre la main à ces mouvements et à se dissocier clairement de l’anti-islamisme que pratiquent les américano-sionistes d’une part, les néostaliniens russes d’autre part.


Il est absolument certain que je me trouve de l’autre côté de la barricade, à l’énoncé de ces six thèses qui en pointillé révèlent aussi clairement mes six contre-thèses, dont j’épargnerai ici l’énoncé à nos lecteurs. D’accord donc pour le néologisme néoréac. Mais le néoprogressisme ainsi redéfini est-il toujours si progressiste ? Je le vois pour ma part plutôt porteur d’une authentique révolution conservatrice à l’échelle planétaire. Alors ne serait-il pas plus justifié de dire que le combat des néoréacs se livre plutôt contre les néoconservateurs de demain, en abrégé bien sûr les néocons. C’est la lutte finale.