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Les contapiebuables…c’est nous !

Ul01cai3zmgpcauys6mxcale1gsdcayz7_2 400 millions d’euros…c’est le chiffre auquel sont arrivés les trois juges nommés dans une procédure exceptionnelle (l’arbitrage) qui, en principe, ne se met jamais en place quand il y a un conflit entre un particulier et un organisme contrôlé par l’état.

Trois juges sont choisis. Ils sont très loin d’être des perdreaux de l’année. J’ai nommé : Pierre MAZAUD (78 ans), Jean-Denis BREDIN (79 ans) et Pierre ESTOUP (81 ans). Ces juges, pour leur important travail d’intérêt général, ont touché chacun 330.000 euros d’honoraires.

L’Etat Français, dont chacun sait que les caisses regorgent de pognon, va donc faire un chèque de près de 400 millions d’euros qui devrait laisser à Nanard, après ponctions diverses, entre 20 et 80 millions d’euros. Les vieux gâteux ont même estimé le préjudice moral de Nanard à 45 millions d’Euros. Du jamais vu.

Ce monstrueux foutage de gueule (car c’est vraiment de cela dont il s’agit) donne malheureusement raison aux vitupérations du pauvre BAYROU qui compare ce chiffre aux 320 millions d’euros difficilement promis aux régions entières victimes du départ des régiments.

De tels agissements légitiment à eux seuls la fraude fiscale. Contribuable, mon frère, tu n’as plus à te gêner car c’est le seul moyen de récupérer un peu de cet argent qu’on te vole dans la poche pour bourrer celle de notre Nanard national.

Géronte d’Allauch

5 réflexions sur “Les contapiebuables…c’est nous !

  1. Je ne suis pas du même avis que vous sur l’affaire Tapie et sa conclusion en vue. Ce personnage ne m’était pas vraiment sympathique au sommet de sa gloire et ses légèretés avec les lois furent répétées. Mais le principe de la « loi parti-culière » a marqué l’époque et les fonctionnaires chargés de diriger les entreprises nationalisées se sont mis « au parfum ». Bernard Tapie a trouvé plus fort que lui. Il a subi un préjudice au moment de la revente, confiée à sa banque, de son entreprise Adidas. C’est la réalité ou non du fait qui était l’objet des jugements et, finalement, de l’arbitrage.
    L’État est une continuité, responsable des actes commis par ses agents ou par les politiques qui passent à sa tête. C’est donc à l’État d’aujourd’hui de réparer les fautes du Crédit Lyonnais, entreprise appartenant à la nation à l’époque. Les fautes de la banque. Pas celles de Bernard Tapie.
    Sur les quelques 400 millions attribués, 95% sont compensés par une créance non recouvrable du fisc. Ils sont depuis longtemps passés au compte « profits et pertes ». Ce ne sera qu’un jeu d’écritures. Pas de douleur pour quiconque (sauf pour François Bayrou, dont la vie politique n’est que douleur).
    Avec les millions restants, amputés des honoraires de son avocat, Bernard Tapie payera des impôts, peut-être même l’ISF.

  2. Plusieurs faits sont tout de même étonnants.
    – le recours à l’arbitrage pour solder le contentieux entre les liquidateurs et TAPIE. Cette procédure, comme je l’ai écrit, n’est jamais retenue dans un conflit entre un particulier et l’état. On passe d’une justice classique à une justice privée. Une première.
    – Saviez vous qu’une décision de la cour de cassation, peu avant que l’accord concernant l’arbitrage soit scellé, avait été rendue limitant les prétentions de TAPIE ? On peut s’interroger sur un tel empressement de revenir sur cette décision plus intéressante pour l’état.
    – Les « jeunes » juges ont fondé leurs calculs sur la valeur de l’introdction en bourse d’Adidas en 1995 plutôt que sur la valeur de son prix de vente deux ans plus tôt. Ces juges arbitres, aux modestes honoraires, ont ainsi accordé à TAPIE plus du double que la cour d’appel en 2005.
    Il faut, pour avoir une bonne vision de Nanard, revenir sur l’acquisition d’ADIDAS. TAPIE n’y a mis aucun centime. Le rachat a été financé à 100% par un prêt consenti par un pool bancaire conduit par la SDBO (filiale du Crédit Lyonnais) et il n’a jamais injecté dans cette entreprise l’argent qui lui aurait permis de se développer. (Robert Louis DREYFUS y a injecté, lui, 500 millions d’euros).
    TAPIE avait coutume de dire : » si tu dois 10.000 francs à ton banquier, c’est toi qui est emmerdé. Si tu dois 1 milliard à ton banquier, c’est lui qui est emmerdé ». » Il a mis royalement en application sa philosophie.
    C’est un personnage, il faut bien le reconnaître mais je persiste à dire que l’état aurait pu minimiser les débours. Le seul préjuduce moral est incroyable. Demain on peut se faire tuer toute sa famille sur une autoroute, fauchée par un chauffard alcoolique, nous n’aurons pas tant !
    Merci pour votre avis très intéressant.

  3. « De tels agissements légitiment à eux seuls la fraude fiscale. Contribuable, mon frère, tu n’as plus à te gêner car c’est le seul moyen de récupérer un peu de cet argent qu’on te vole dans la poche pour bourrer celle de notre Nanard national. »
    Mon dieu ! Que je n’aime pas ce genre de reflexion. Je dois avoir une anomalie génétique : je hais le mensonge, la fraude, les magouilles, les entourloupes médiocres, les escroqueries. J’ai vécu beaucoup d’années sans trop le savoir et, hormis les salopards qui fraudaient l’assurance (des gens de gauche qui fraudent une mutuelle, c’est t’y pas mignon !) je ne voyais pas grand chose. Mais peut-être suis-je devenu observateur ou bien le phénomène s’est amplifié mais je ne vois plus que ça : l’invalide depuis vingt ans qui refait son toit, cultive son jardin, coupe et vends du bois par tout temps, la prof dépressive payée plein pot pendant plusieurs années qui achète, retape et vend des maisons avec une pêche inaltérable, sans parler, nous y voilà quand même, du fraudeur minuscule qui baise les impots et en tire une fierté titanesque. Comme par hasard un même individu et son esprit tordu et madré joue bien souvent sur tous les tableaux : il baise son employeur et l’état et son assureur et son acheteur sur ebay et tout ce qui est baisable alentour et il en est fier.
    Et ben, j’aime pas ça. Ce n’est pas parce que tapie encaisse de façon suspecte (ou pas suspecte du tout d’ailleurs : les avis sont partagés) une véritable fortune que je dois vendre mon âme et tricher à mon tour. De surcroit, la société et ses tribunaux sont passés par là pour accepter le fait.

  4. @ alain. Je pense exactement comme vous et je suis toujours très énervé par cette généralisation de la fraude à tous les niveaux de la société civile. D’un autre côté je suis écrasé d’impôts et lorsque je vois qu’une grande partie de mon argent est absolument gaspillé par la classe politique (nationale et régionale) je me dis que je suis un peu un couillon dans l’histoire. Alors, par moment, il me vient des idées de tricheur que, bien entendu, je ne mets jamais en application. Mais ça soulage de les écrire !

  5. @ Alain
    Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul à avoir une anomalie génétique, il y en a beaucoup plus que vous ne pensez, heureusement! Je ne crois pas que la fraude soit réservée à la gauche ou à la droite, elle est universelle, du moins c’est mon avis. Pour revenir à Nanard…à choisir entre la peste et le choléra, je préfère encore, bien que je trouve ça parfaitement dégueulasse, que cet argent aille dans ses poches plutôt que pour assurer le bien être de « notre richesse », une armée grandissante de fainéants et de parasites…
    @ Geronte: « les couillons » se comptent par millions, si ça peut vous « soulager » …et j’en fait partie, moi aussi, hélas

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