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Hommage de la rue arabe au français

Ben ali dégage Un symbole des insurrections actuelles dans les pays arabes, et qui passera sûrement à la postérité, est ce slogan résumant la volonté du peuple de voir partir le dictateur en place, et qui tient en un mot: DEGAGE ! Moubarak dégage

Ce n' est pas alafraj, ou nardin amok (orthographe libre) ou zobi fissa (pareil) qui ont été choisis, mais " dégage ". Terme qui semble, d' ailleurs, assez prisé par cette population … (voir ici)

Voici ce qu' en dit le Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales (centre gardien de ressources qui tendent à s' épuiser …):

Dégager, verbe transitif:

Étymol. et Hist. 1. 1174-76 desguagier « retirer ce qui était en gage » (G. de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 4455); 2. 1180-1220 fig. « donner congé, libérer » (Conon de Béthune, Chans., éd. A. Wallensköld, VI, 31); 1595 (Montaigne, Essais, éd. A. Thibaudet, livre 3, chap. 2, p. 911); 3. a) 2e moitié xiiie s. desgagier « dépouiller; débarrasser de ce qui couvre » (Du prestre et des II ribaus ds Mongaiglon et Raynaud, Rec., t. 3, p. 59); b) 1670 méd. se dégager (Mol., Pourc., I, 6); 1694 dégager (Ac.); c) 1718 « donner de l'aisance (en parlant d'un vêtement) » (Ac.); d) 1669 adj. dégagé « qui a de l'aisance » (Mol., Av. II, 5); 1694 (Ac. : taille dégagée, air dégagé, pour dire, Taille aisée, air aisé); 4. 1585 degager « tirer d'une position embarrassante » (N. du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 113 : … ses gens, … qui le degagerent et osterent de leurs mains); 5. 1821 chim. dégager, supra ex. 9; 6. 1835 math. dégager l'inconnue (Ac.); 1866 fig. (Hugo, supra). Dér. de gage*; préf. dé-*; dés. -er.

On voit que son origine remonte au XIIème siècle. Une bien belle carrière pour un mot aussi simple. Qui prétendra encore que la colonisation n' a pas eu d' aspect positif …

lenonce

33 réflexions sur “Hommage de la rue arabe au français

  1. Un petit crochet par l’ancien (!) club des poètes français et par cette pièce sublime :
    CYRANO (voulant dégager sa main que tient Roxane agenouillée):
    Mais, Roxane, on se bat!
    ROXANE (le retenant):
    Restez encore un peu.

  2. « Qui prétendra encore que la colonisation n’ a pas eu d’ aspect positif … » mais voyons, infâme bique de l’atlas ! Ceux que la colonisation a dégagé justement.
    Bientôt, l’Afrique du Nord tout entière pourra enfin jouir d’une démocratie, islamique possiblement.مكتوب

  3. Mortecouille ! Pas le moindre barbu suri ou un donneur de leçons, sectateur de « l’empire du bien », pour que nous puissions exercer nos pointes, trempées dans la mauvaise foi la plus désinvolte qui sied aux vaincus de la vie moderne.
    La multitude s’empare de la rue et des pays, la même dont les soubressauts éjaculatoires inondent notre planète de ces improbables résidus phylogénétiques vaguement humains, dignes successeurs dégénères devant les urnes, l’indigence culturelle, le dimanche conjugopathique et les certitudes épicières. Les égouts ont définitivement débordés et tous les rats, étroncs, extraits pisseux se répandent dans l’allégresse dégueulatoire à la surface.
    Avant de mourir je n’oublierai pas de cracher sur leur monde que je trouve décidement trop étroit, à leur juste mesure.

  4. « Dans le ciel, le regard du parfait indifférent que plus rien ne distrait. Sur la Terre, les Hommes. Toi et moi. Au mieux frères et non point amis, car un ami, ça se choisit. »
    … alors que l’on nous fasse pas chier avec la fraternité : c’est de la colocation efficiente dans le meilleur des cas.

  5. Il est délicat, presque incongru, de demander à être aimer.
    Pourquoi pas si il s’agit que le sujet soit le réel du choix, mais malheur si il n’est question que d’un objet transitionnel.
    La colocation n’empêche pas la jubilation du transport commun ; celle qui est rare et dont l’autre ne pâtit pas.

  6. On ne maîtrise pas l’amour que l’on éprouve, alors comment demander à être aimé ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’aimer ? Comment être sûr d’aimer ? de ne pas confondre aimer et désirer ? sans même qu’il soit question de durée, car là c’est mission impossible !
    Mais qu’importe les grands sentiments, parfois il faut saisir les petits bonheurs qui s’offrent à nous, sans les analyser, sans leur donner un sens ni vouloir les prolonger. C’est peut-être difficile, mais il faut parfois savoir s’en contenter. Et ne pas avoir peur ! peur de se faire du bien, et peur d’avoir mal, après !

  7. Hello, y’a quelqu’un ? J’en ai marre d’être là-haut sur mon toit, j’ai le vertige, j’ai peur de tomber. Tout le monde dort ? Personne pour me ramasser si je m’écrase au sol ? Ils sont où, les coloc aux pseudos si tordus qu’il faut de référer au dico à chaque fois ? Et les proprio, en manque d’inspiration ? Ce ne sont pas les faits divers qui manquent ! Des petites vieilles qui se font agresser à Marseille, brrr j’ai peur là aussi, la prochaine, ce sera mon tour. Il vaut mieux que je reste sur mon toit, tout compte fait !

  8. Généralement, c’est à partir du mois d’octobre, lorsque les températures chutent et que la longueur du jour diminue, que les frères Alloch débutent leur hibernation. Certains signes sont annonciateurs :
    ils sont moins vives et réduisent considérablement leur alimentation pour entrer progressivement dans une léthargie totale.
    L’hibernation est une étape délicate mais indispensable car il est impératif de respecter les cycles normaux du milieu naturel.
    Dans la région Provence Côte d’Azur , les Alloch peuvent hiberner dans le jardin sans précaution particulière car le climat correspond à leurs besoins physiologiques. Pendant toute la durée de l’hibernation , les frères ne reçoivent aucune alimentation.
    Ils sont surveillés sans manipulation…
    Au mois de mars, lorsque les températures remonteront , ils se manifesteront…ils doivent être baignées dans un bain de mer à 24-26 degrés avant et après l’hibernation pour éviter une déshydratation…

  9. Quelque chose me dit que cruella en veut à votre genre, accordant étrangement participe passé et adjectif ; à moins qu’elle n’en veuille qu’à votre sexe et, par une délicate sublimation, se projette palpitante dans une partie à trois hivernale. Sans manipulation ou cent manipulations ?
    Après la blogosphère, la blogotouze « pour éviter la déshydratation » ?

  10. Nobody il perfect! Cher PdM. Ça m’apprendra de ne pas me relire avant de cliquer sur « envoyer »…
    MDR et même pas honte!

  11. Il n’y a pas de honte dans une partie à trois, juste l’ennui d’une chair qui se cherche dans la frénésie.

  12. Ton imagination me fascine…tu ne me connais pas…tu imagines…Une partie à trois? même pas en rêve!!!
    Ton imagination a des mirages qui te trompent.

  13. @ Millier de Pines :
    – Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d’amour, j’ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j’avais bu un verre de raki.
    – ­Chez qui ? Chez qui ?
    – Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
    – Et comment !
    – Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
    – Et ta soeur !
    […]
    Apollinaire, Les 11 000 Verges.

  14. @ Millier de Pines :
    – Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d’amour, j’ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j’avais bu un verre de raki.
    – ­Chez qui ? Chez qui ?
    – Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
    – Et comment !
    – Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
    – Et ta soeur !
    […]
    Apollinaire, Les 11 000 Verges.

  15. @ Millier de Pines :
    – Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d’amour, j’ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j’avais bu un verre de raki.
    – ­Chez qui ? Chez qui ?
    – Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
    – Et comment !
    – Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
    – Et ta soeur !
    […]
    Apollinaire, Les 11 000 Verges.

  16. Un problème, PS&LL ? Tss,tss !
    Pour ma part je ne saurais pas quoi faire de 11.000 verges et n’aurais pas la disponibilté pour 11.000 vierges.

  17. @ PdM
    …mais fais travailler ton imagination « débordante », quant à la disponibilité…ce n’est qu’une question d’organisation…

  18. … question de maturité ou de lucidité, une seule suffit à mon plaisir voire mon bonheur ; … question de jubilation qui ne vaut pas pour indigestion !
    Ceci étant dit une bonne fois pour toute, cruella, sauf le respect courtois qui t’est dû, tu me parais une charmante « flute » aux émois bloguesques et fantasmes assistés par ordinateur. Aucune acrimonie envers toi, tes commentaires sont toujours les bienvenus hormis ceux qui ont la dérisoire présomption de me chauffer.
    Comme le disait Saint Claude : « A bonne irrumation, salut ! »

  19. Bougresses ! Je me lis amer trop amer et peut être injuste avec d’ineffables créatures que je n’ai pas l’heur de connaître ; la musique adoucira sans doute nos moeurs …


  20. « Lorsque nous critiquons, il faut le faire avec une humilité et une courtoisie qui ne laisse subsister aucune amertume. » Je ne me lasse pas de cette phrase de Gandhi !

  21. Odorifère ennuque huileux ! Répands toi hors de ton sofa et daigne maculer ton blog d’une note à la viscosité torve.

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