La comtesse me disait toujours, Nénesse …

… c’ est pas des bras que tu as, c’ est des essieux d’ autobus !

Au détour d’ une note de mon compère blogueur  Corto, un commentaire faisait allusion à Jess Hahn, et Corto faisait remarquer qu’ ils devaient être les deux derniers à se souvenir de cet acteur. Erreur, cher ami, dans ma jeunesse j’ étais un fan de Jess Hahn, sa carrure, son accent ricain et sa gouaille m’ enchantaient. Il était de ces seconds rôles qui donnent consistance au film, et ce d’ autant plus que celui-ci est, heu, inconsistant !

Reprenant sa biographie sur l’ inévitable wikipédia, mais surtout sur le très bon blog Nanarland, on découvre que Jess Hahn a participé au débarquement dans les Marines: merci, Môssieur Hahn ! En 1949, il se fixe en France par amour pour elle, et ne la quittera plus. Il a fait du théâtre et tourné un très grand nombre de film, et pas que des nanards. Il a même eu le rôle principal dans un film de Rohmer !

Je me souviens surtout de trois films: les Barbouzes, avec Ventura, Francis Blanche et Blier, les tribulations d’ un chinois en Chine, avec Bébél et Rochefort, et surtout les grandes gueules, avec Bourvil, Ventura et la musique de François de Roubaix.

Allez, pour le plaisir:

Et bien sûr, Nénesse !

Et voilà un petit hommage à ce héros ordinaire, qui aura fait honnêtement son travail de comédien avant de terminer sa vie comme exploitant agricole dans une Bretagne exemptée d’ éco-taxe et de Jean-Marc Ayrault.

lenonce