Mort du Truand

Eli Wallach, un des acteurs fétiches de Sergio Leone est mort à 98 ans.

Chacun se souvient de cette scène culte du « Bon, la Brute et le Truand »: « le monde se divise en deux catégories … « , vous la trouverez dans tous les médias qui parle de cet acteur, qui a joué au théâtre dans des pièces de Shakespeare et Tennessee Williams, et tourné avec Gérard Oury (dans Le cerveau). Il joua son dernier rôle à 94 ans, dans Ghostwriter de Polanski. Que fait la CGT-intermittents !

Allez, une petite scène moins connue, mais une autre phrase culte:

lenonce

Villepin était un visionnaire !

Dieu sait que je l’ appréciais peu et l’ épinglait quelquefois dans ces colonnes, mais là, on peut dire qu’ il a eu du flair !

Puisqu’ on est sur DDV, je vous encourage à courir acheter la BD  » Quai d’ Orsay « , et voir le film ensuite … ou l’ inverse !

La BD est excellente et le film aussi, avec une description d’ une grande justesse du fonctionnement d’ un cabinet ministériel, surtout avec un grand sifflet comme DDV ! Les seconds rôles sont particulièrement soignés et Niels Arestrup en directeur accablé-sur-qui-tout-repose est prodigieux.

lenonce

La comtesse me disait toujours, Nénesse …

… c’ est pas des bras que tu as, c’ est des essieux d’ autobus !

Au détour d’ une note de mon compère blogueur  Corto, un commentaire faisait allusion à Jess Hahn, et Corto faisait remarquer qu’ ils devaient être les deux derniers à se souvenir de cet acteur. Erreur, cher ami, dans ma jeunesse j’ étais un fan de Jess Hahn, sa carrure, son accent ricain et sa gouaille m’ enchantaient. Il était de ces seconds rôles qui donnent consistance au film, et ce d’ autant plus que celui-ci est, heu, inconsistant !

Reprenant sa biographie sur l’ inévitable wikipédia, mais surtout sur le très bon blog Nanarland, on découvre que Jess Hahn a participé au débarquement dans les Marines: merci, Môssieur Hahn ! En 1949, il se fixe en France par amour pour elle, et ne la quittera plus. Il a fait du théâtre et tourné un très grand nombre de film, et pas que des nanards. Il a même eu le rôle principal dans un film de Rohmer !

Je me souviens surtout de trois films: les Barbouzes, avec Ventura, Francis Blanche et Blier, les tribulations d’ un chinois en Chine, avec Bébél et Rochefort, et surtout les grandes gueules, avec Bourvil, Ventura et la musique de François de Roubaix.

Allez, pour le plaisir:

Et bien sûr, Nénesse !

Et voilà un petit hommage à ce héros ordinaire, qui aura fait honnêtement son travail de comédien avant de terminer sa vie comme exploitant agricole dans une Bretagne exemptée d’ éco-taxe et de Jean-Marc Ayrault.

lenonce

 

 

Doghouse: le film de zombie anti-féministe

bride-in-gardenJe ne vous ai pas encore parlé de ma passion pour les films de zombies ? Non ?

Alors, avant d’ y consacrer une note plus élaborée, et après avoir vu partir en fumée le local des Femen, je veux partager avec vous ma dernière découverte, Doghouse.

Neuf copains, qui présentent tous des difficultés relationnelles avec leur épouse ou compagne respective (sauf celui qui est gay, bien sûr. Oui, il y a même un gay, ce film est incroyablement moderne !), embarquent pour une virée  afin de faire oublier son divorce à l’ un des leurs. Ils arrivent à Moodley, petit village paumé au cœur de la campagne anglaise, qui a servi de lieu d’ expérimentation à l’ armée pour un virus ne touchant que les femmes et les transformant en zombies assoiffés de sang et de chair humaine, exclusivement mâle bien entendu.Virus diffusé par … la lessive, bien sûr !

L’ arme absolue.  » Une putain d’ armée de féministes cannibales » s’ écrie un des pauvres gars !

Le film oscille sans cesse entre la parodie et le gore bien sanglant, avec des moments de bravoure comme celui où une bonne ménagère bien dodue a remplacé les bougies de son gâteau d’ anniversaire par les doigts de son mari. J’ adore. La jeune mariée ci-dessus est aussi très réussie, et bien flippante.

Le film est parsemé de réflexions ( non, ce n’ est quand même pas un film intello ) sur la condition des hommes et leurs rapports aux femmes, présenté dans un équilibre qui n’ est clairement pas en leur faveur.

A la fin heureusement, mais après quelques pertes, les hommes se rebiffent, réaffirment leur masculinité et se proposent de dégommer les gonzesses en furie à coups de clubs de golf.

Je vous laisse découvrir la bande-annonce:

lenonce