Mort du général Aussaresses

La guerre c’ est mal, et la torture c’ est pas beau.

AVT_Paul-Aussaresses_4504Pour l’ avoir dit, le général Aussaresses sera voué aux gémonies, sa Légion d’ Honneur retirée, et tout ce que notre république compte de chiasseux malfaisants lui fera dessus avec haine.Et puis il était borgne, comme Le Pen.

J’ ai lu son livre: Pour la France: services spéciaux 1942-1954. Aucune arrogance, aucune vantardise et aucune apologie de la torture. Un constat: celle-ci était inévitable dans le climat de la guerre d’ Algérie, où des attentats mutilaient chaque jour des civils innocents. Inévitable, et couverte par la hiérarchie. Aussaresses sera condamné, ainsi que Plon, son éditeur, pour « apologie de crimes de guerre » au bénéfice d’ associations de fiottes comme la LDH et le MRAP. Si Plon saisit la Cour Européenne des Droits de l’ Homme, et obtient gain de cause en faisant condamner la France, Aussaresses ne bouge pas et se paie le luxe d’ un dernier livre:  » Je n’ai pas tout dit. Ultimes révélations au service de la France « . Lire ICI sa dernière interview.

Au service de la France. Voilà ce que les sycophantes ont trop vite oublié, pour salir cet homme engagé à 23 ans dans les commandos Jedburgh, soldats d’ élite parachutés derrière les lignes ennemies. Il s’ y illustrera et sera décoré de la Légion d’ Honneur. Plus tard, en 1946, il participera à la création du fameux 11ème choc, bras armé du SDECE. Il fera ensuite toute sa carrière dans l’ ombre et les deux mains dans la merde ( pas comme Hessel qui passera sa vie dans les palais républicains ), et toujours AU SERVICE DE LA FRANCE.

Je laisse la parole à Boisferas, son alias dans Les Centurions de Lartéguy:  » De vingt à trente ans, il a combattu pour refaire le monde. Ensuite, il s’est un peu battu pour ses rêves et, enfin, pour une image de lui-même qu’il s’était inventée. Jamais l’argent ne l’a intéressé, rarement la gloire, et il s’est soucié fort peu de l’opinion de ses contemporains.  »

lenonce